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Compte rendu de la randonnée de TAZZEKA du 06 au 08/11/2009 Je suis une adepte de la nature et j’ai toujours rêvé de faire une randonnée dans les montagnes mais par faute de temps, j’ai toujours reporté. Enfin je décide de me lancer dans l’aventure à la réception du programme de randonnée du CARP. Et là la réalité dépasse la fiction…. Mme Ouafae me propose une place dans sa voiture pour faire le voyage, ce dont je tiens à la remercier. Je la rejoint, le jeudi 05/11 en début d’après-midi à RABAT. Nous passons récupérer une autre participante de RABAT et nous prenons la route pour FES. Arrivée à Fès, nous prenons la route de SIDI HARAZEM pour passer par SIDI ABDELJALIL, SIDI BEN ABDELLAH et ensuite prendre une bifurcation sur la gauche en direction de BAB EL AZHAR à environ 12 KMS. Nous arrivons en fin de journée au gite EL AZHAR qui appartient à MME CHAABOUNE. Après installation nous prenons le thé avec un casse croute pour calmer notre faim. Plus tard dans la nuit, nous rejoint un couple avec 2 enfants d’une dizaine d’année puis ensuite un groupe de 4 personnes de Rabat. Pour le diner, MME CHAABOUNE nous a préparé des produits du terroir, en entrée, une salade de légumes frais et bio et en plat principal, de la viande avec des topinambours avec pour dessert, des pommes et bananes. Nous allons nous coucher pour nous lever tôt le lendemain vers 07H00 du matin. Au réveil, nous sommes émerveillés de constater que le gite est situé en pleine forêt et entouré de montagnes. Nous décidons de prendre le petit déjeuner à l’extérieur, en plein air. Café, thé, pain, baghrir et huile d’olive sont servis. Ensuite départ en direction de BAB BOUDIR qui se situe à 24 kms du gite. Sur la route, nous apprécions la vue panoramique et le spectacle magnifique que nous offre la nature. La brume se lève sur le sommet des montagnes, c’est une zone très boisée et diversifiée qui nous permet de découvrir plusieurs sortes d’arbres et plantes. Nous sommes dans le parc national de TAZZETA. Explication du CARP Le Parc s'insère dans un remarquable circuit touristique d'une longueur totale de 76 km (route secondaire n° 311), qui commence à partir de la ville de Taza, passant à proximité d'une série de curiosités naturelles (cascades, grottes, grandes étendues boisées,...). On y a réintroduit, en 1994, des cerfs de Berbérie. Le site de Tazekka représente un habitat de prédilection pour cet animal par ces conditions favorables. En effet, le biotope spécifique du cerf de Berbèrie est le maquis et les forêts de chêne-liège, de chêne de Zéen et de chêne vert avec leurs associations phyto-écologiques. On peut y observer des paysages variés et caractéristiques du massif de Tazekka. Le sommet du Djbel Tazekka, par sa cédraie naturelle qui l'entoure, offre un point de vue très remarquable sur toute la région environnante: montagne du Moyen Atlas, humide et boisée, à l'inverse du massif rifain dénudé Arrivée à BAB BOUDIR, où un vent glacial nous attend, il fait environ 10°, nous ne nous attendions pas à ce froid et essayons de nous emprunter entre nous de quoi nous chauffer, écharpe, manteau, imperméable, etc… Notre guide ACHRAF est là, assisté d’un collègue à nous attendre. ACHRAF est le cousin d’une participante de RABAT, il est membre de l’Association de spéléologie de TAZA et prépare un master d’ECO TOURISME. C’est un jeune homme fort sympathique, très professionnel qui nous a très bien assisté pendant toute cette randonnée et qui nous a permis de découvrir cette zone ainsi que les gouffres de FRIOUATO. Son collègue se nomme ABDELJALIL, il est également membre de la même Association et a grandi au sommet d’une des montages du parc de TAZZETA dont il connaît tous les recoins.
Nous retrouvons également 2 participants qui ont fait la route depuis AGADIR dans la nuit et qui étaient tôt le matin à BAB BOUDIR pour faire la randonnée avec nous. La randonnée commence. Nous passons par un camping aménagé dans le centre de BAB BOUDIR et nous empruntons un petit chemin qui nous mène vers la montagne. La nous marchons en pleine montagne, nous respirons l’air pur et découvrons la diversité de la nature. Nous passons de temps en temps, sur des petites cascades ou des filets d’eau qui surgissent de la montagne ou du sol. Là pas de trace de vie humaine ou d’habitation, de stress, pollution, circulation, klaxon. Juste le bruit du froissement des feuilles dans les arbres secoué par le vent. La plénitude totale. Après quelques kilomètres, parfois en montée, en descente, dans la pleine et après plusieurs heures de marche nous décidons de faire une pause de quelques minutes. Des fruits secs sont échangés entre les participants et notre parcours continu. Vers 14H00, nous décidons de déjeuner au sommet d’une petite colline, près d’un point d’eau. Il y’a là une petite chaumière dont notre guide ABDELJALIL, connaît le propriétaire. Il nous donne un pain chaud fait d’orge que sa femme vient de faire cuire. Après quelques minutes de repos, nous reprenons la route. Plusieurs kilomètres après, la fatigue commence à se ressentir pour les débutants et notamment moi. Le guide ABDELJALIL nous propose de prendre un thé chez ses parents qui sont sur notre route. Avant il nous fait boire d’une source nommé AIN JOURH (œil de la faim..). Nous arrivons chez lui, un thé nous est préparé de suite, nous le dégustons et continuons notre route. Il nous reste quelques kilomètres à faire, en montée, ce qui permet un exercice d’étirement en fin de parcours mais reste un peu difficile. Les participants s’encouragent entre eux et nous arrivons finalement à BAB BOUDIR vers la tombée de la nuit. Nous avons l’occasion d’assister à un magnifique coucher de soleil. Nous regagnons les voitures et prenons la route de retour sur le gite AL AZHAR. Je suis exténué, j’ai des courbatures de partout mais moralement je me sens très bien et surtout ressourcée. Sur notre route, nous visitons le musée des eaux et forets ou un garde forestier nous explique les particularités du parc cité en encadrement. Arrivée au gite, nous nous empressons de prendre une douche pour désengourdir nos membres et nous prenons un gouter. La, certains ont décidé de se reposer, d’autres sont réunis pour discuter, échanger et plaisanter. La compagnie du groupe est très agréable. En accord avec tous les participants, nous décidons de ne pas passer une troisième nuit dans le gite car celui-ci est surchargé, du fait qu’il y’a également un autre groupe d’une trentaine de personnes et qu’en fin de journée, les derniers n’avaient plus d’eau pour faire leur douche car l’approvisionnement se fait par citerne d’eau. Nous dinons tard dans la nuit d’un plat de salade et de poulet beldi et allons nous coucher. Le lendemain matin, nous sommes réveillés et prêt à 09H00 pour partir à destination de la grotte de FRIOUTTO qui se situe à quelques petits kms de BAB BOUDIR. A l’entrée de cette grotte, nous retrouvons nos guides ACHRAF et ABDELJALIL accompagné de OUADIR, un troisième guide chevronné, également membre de l’Association de spéléologie de TAZA. Ils ont amené avec eux des casques de protection dont il nous équipe. Nous prenons la photo de groupe devant l’entrée et entamons notre descente. Ce gouffre s’ouvre à l’aire libre par un cratère de 20 m de diamètre. Il a été aménagé sur le flanc de la montagne, des escaliers (environ 520 marches), en forme de tunnel pour permettre l’accès en profondeur à la salle principale. Le spectacle qui s’offre à nos yeux est saisissant. En haut la lumière inonde le gouffre et projette sur les parois des reflets de lumière qui force notre admiration par la diversité des couleurs qui s’accroche aux roches. Nous atteignons le fond de cette salle et allons entamer la descente difficile dans les profondeurs mystérieuses de cette grotte. Nous sommes heureusement, très assistés par nos guides, sur lesquels nous nous appuyons beaucoup. Nous sommes dans l’obscurité et seules les lampes nous permettent de nous éclairer. Nous passons par des petites ouvertures ou nous sommes obligés de marcher à quatre pattes, à glisser, à nous faufiler pour atteindre une salle ou nous avons la chance d’admirer des stalactites et des stalagmites, en forme de méduses, tête de dauphin, fleurs, etc, le tout scintillant de quartz…. Le spectacle est époustouflant sachant qu’un cm de stalactite se constitue en 83 ans… Après plusieurs heures dans la grotte, nous rebroussons chemin. Nous ressortons de la grotte fatigués, Salis de boue, mais heureux de cette aventure extraordinaire. Après regroupement de toute l’équipe, certains sont partis voir leur famille à SEFROU et le reste fait le départ sur TAZA avec arrêt à RAS EL MAA. Vers 17H00 nous arrivons à destination et allons déjeuner et diner en même temps. Ensuite, une visite de l’ancienne médina et finalement, nous rentrons à l’hôtel. Certains décident d’aller au café, d’autres au HAMMAM et les plus fatigués ont décidé de se coucher. Nos 2 participants de AGADIR ont pris le train pour rentrer sur Casablanca car ils doivent repartir le dimanche sur LAAYOUNE Le lendemain, petit déjeuner et direction RIBAT EL KHEIR (environ 60 kms). Il fait très froid. Sur la route, le paysage est là aussi magnifique. Arrivée en début d’après-midi, nous cherchons l’échoppe d’une femme que MME OUAFAE connaît pour déjeuner. Il s’agit de HAJJA RABHAE qui a ouvert une pièce au RDC de sa maison pour servir des plats chauds aux gens de la région. Nous nous installons chez elle et mangeons des haricots blancs, bissara, rillettes et de la viande aux pommes de terre et cardons. Nous avons froid et faim et cette nourriture chaude faite maison, nous réchauffe et rassasie. Nous continuons sur SEFROU, FES, MEKNES et prenons l’autoroute sur RABAT. Arrivée je récupère ma voiture et continue sur CASA pour arrivée vers 21H30. Bizarrement, je me sens pas fatiguée et je suis d’aplomb pour commencer une semaine de travail. Cette expérience était très enrichissante et je compte la continuer avec l’équipe du CARP que je remercie ainsi que tous les participants. Chers lecteurs, je vous encourage donc à prendre vos chaussures et à nous rejoindre…. Récit de Fatima Louriki
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